Comment légaliser

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La dépénalisation est pour nous un système

incohérent et irresponsable.

 

on a une meilleure idée que la prohibition :

légaliser, contrôler, décourager les abus. 

Pour que les choses soient claires, à « Legalise It » on est contre la prohibition, mais aussi contre la dépénalisation. La dépénalisation est pour nous un système incohérent et irresponsable. Il est incohérent, parce que si on dépénalise l’usage et la possession pour usage, cela revient à instituer un régime où l’on a le droit d’acheter, mais pas celui de vendre! Il est irresponsable, car il ouvre le marché aux trafiquants sans protéger la santé ni la sécurité des usagers qui achètent toujours des produits frelatés aux dealers.

Le seul système qui intéresse la jeunesse est la légalisation contrôlée du cannabis.

Contrairement à la dépénalisation, la légalisation contrôlée du cannabis conserve un droit pénal face aux abus du cannabis. Par exemple  la publicité du cannabis, la conduite en état d’ivresse cannabique et la vente aux mineurs seront prohibées. Comme la prohibition, la légalisation interdit l’usage public.

Elle est créatrice d’emplois

 

Elle est créatrice d’emplois, environ 20 000, dans l’agriculture, le commerce, l’industrie et les services. Elle est aussi créatrice de ressources fiscales, environ 2 milliards d’euros, et d’économies pour l’Etat, environ 800 millions, dans les budgets la police et la justice. Elle constitue en plus une arme redoutable contre les trafiquants et les zones de non droit de certaines cités qui empoisonnent la vie des citoyens, le cannabis occupant environ 80% du trafic. Elle permet enfin de fournir aux consommateurs une information scientifique et actualisée sur les effets et les dangers d’une consommation abusive d’herbe ou de résine, tout en prenant en charge les coûts de prévention et de soins.En définitive elle propose à la société de défendre une morale de modération plutôt que d’imposer une obligation d’abstinence.  La légalisation contrôlée a d’ailleurs déjà fait l’objet de plusieurs propositions intéressantes que l’on trouvera dans cette rubrique.

 

 

 2017. Enfin. Une proposition de loi  sur la légalisation contrôlée du cannabis est courageusement déposée par Noel Mamere Jean-Louis ROUMÉGAS, Cécile DUFLOT, Michèle BONNETON, Laurence ABEILLE, Danielle AUROI, Isabelle ATTARD, Sergio CORONADO, Philippe NOGUÈS, Mathieu HANOTIN et Sylviane ALAUX. Cette proposition reprend le model du monopole d’Etat et ouvre la voie au referendum d’initiative partagée.

 

Il faut se souvenir aussi du rapport de Daniel VAILLANT, ancien Ministre de l’Intérieur, publié en Juillet 2011 (Légalisation contrôlée du cannabis) et signé de dix députés dont les noms méritent d’être rappelés : Gérard BAPT, Julien DRAY, Aurélie PHILIPPETI, Annick LEPETIT, Michèle DELAUNAY, Geneviève GAILLARD, Jacques VALAX, Jean-Michel CLEMENT, Catherine LEMORTON, Philippe TOURTELIER.

Par la suite en 2014, la sénatrice Esther BENBASSA ainsi que Kalliopi Ango ELA, Aline ARCHIMBAUD, Marie-Christine BLANDIN, Corinne BOUCHOUX, Ronan DANTEC, Jean DESESSARD, André GATTOLIN, Joël LABBE, Hélène LIPIETZ et Jean-Vincent PLACE, rédigent une proposition de loi autorisant l’usage contrôlé du cannabis.

1 Légalisation contrôlée par un monopole sanitaire et social d’Etat 2017

2  Proposition de loi Vaillant Assemblée Nationale 2011

3  Proposition de loi Benbassa Sénat 2014