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Edito


Nous sommes des étudiants indignés par la politique de prohibition et de répression du cannabis au nom de la protection de la jeunesse. On en a marre d’entendre des prétendus « experts » nous affirmer qu’il conduit aux drogues dures, qu’il détruit les cellules du cerveau, qu’il rend schizo, qu’il empêche de faire des études supérieures, qu’il rend amorphe, asocial ou impuissant, qu’il est plus dangereux que le tabac et l’alcool, etc, etc…

Tout ça c’est des mensonges. On nous prend pour des ignares.

On est encore plus choqué par les peines délirantes prévues par la loi comme dix ans d’emprisonnement pour le simple fait de se passer un joint. Par les procédures exorbitantes du droit commun comme la garde à vue de quatre jours avec un avocat au bout de trois jours. Par les prélèvements de salive au bord des routes qui détectent la moindre trace de fumette sans influence sur la conduite du véhicule. Par les abus de la police, de la justice et des douanes dans leur « guerre contre la drogue » devenue à 80% une guerre au cannabis.
Une guerre que les politiciens disent vouloir gagner alors qu’elle est manifestement perdue.

C’est même un échec historique pour une législation qui devait mettre fin à l’usage et au trafic.

En 40 ans on est passé de 800 000 à 13,5 millions de consommateurs potentiels (dont 42% de jeunes), de 800 kilos à 60 tonnes de marchandises saisies (seulement 5 à 10% des substances en circulation) et de 2000 à 100 000 interpellations (pour environ 8 000 détenus), alors que dans le même temps le chiffre d’affaire des trafiquants de shit aurait dépassé le milliard d’euro ce qui produit des centaines de « zones de non droit » dans les cités. Des résultats époustouflants

Pour nous, les jeunes, la copie du législateur ne mérite qu’un zéro pointé.

Certains veulent pourtant la renforcer en envoyant plus de policiers pour nettoyer les quartiers (proposition de M. Sarkozy), voire en rétablissant la peine de mort pour le trafic de cannabis (proposition du FN).
A « Legalise It » on n’est pas du tout d’accord avec ces horreurs. On pense qu’il est grand temps d’organiser la résistance à l’oppression. Et pas seulement..! Car pour lutter contre le trafic et protéger la santé publique, on a une meilleure idée que la prohibition : légaliser, contrôler, décourager les abus. En effet si le cannabis peut être dangereux quand on en abuse, on peut le consommer avec modération. Voila pourquoi la jeunesse est pour la légalisation contrôlée.

on a une meilleure idée que la prohibition :

légaliser, contrôler, décourager les abus. 

A la différence de la dépénalisation qui n’apporte rien, la légalisation crée 20 000 à 30 000 emplois dans l’agriculture, le commerce, l’industrie et les services, génère 2 milliards de ressources fiscales et sociales, permet des économies de 800 millions d’euros dans les budgets de la justice et de la police, et, cerise sur le gâteau, porte des coups décisifs aux réseaux qui pourrissent la vie des banlieues. Sans oublier l’information des consommateurs, le financement de la prévention, l’utilisation thérapeutique, etc…

Le cannabis créateur de richesse au secours de l’Etat endetté. Voilà ce qui intéresse les jeunes qui en ont assez que l’on parle pour eux d’un sujet qui les concerne. Notre message est simple : arrêtez le massacre d’une plante millénaire sans profit pour personne sauf pour les dealers.

On veut des emplois pas des prisons.

Legalise it.

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Nous sommes des étudiants indignés par la politique de prohibition et de répression du cannabis au nom de la protection de la jeunesse. On en a marre d’entendre des prétendus « experts » nous affirmer qu’il conduit aux drogues dures, qu’il détruit les cellules du cerveau, qu’il rend schizo, qu’il empêche de faire des études supérieures, qu’il rend amorphe, asocial ou impuissant, qu’il est plus dangereux que le tabac et l’alcool, etc, etc… Tout ça c’est des mensonges. On nous prend pour des ignares.
On est encore plus choqué par les peines délirantes prévues par la loi comme dix ans d’emprisonnement pour le simple fait de se passer un joint. Par les procédures exorbitantes du droit commun comme la garde à vue de quatre jours avec un avocat au bout de trois jours. Par les prélèvements de salive au bord des routes qui détectent la moindre trace de fumette sans influence sur la conduite du véhicule. Par les abus de la police, de la justice et des douanes dans leur « guerre contre la drogue » devenue à 80% une guerre au cannabis.
Une guerre que les politiciens disent vouloir gagner alors qu’elle est manifestement perdue. C’est même un échec historique pour une législation qui devait mettre fin à l’usage et au trafic.
En 40 ans on est passé de 800 000 à 13,5 millions de consommateurs potentiels (dont 42% de jeunes), de 800 kilos à 60 tonnes de marchandises saisies (seulement 5 à 10% des substances en circulation) et de 2000 à 100 000 interpellations (pour environ 8 000 détenus), alors que dans le même temps le chiffre d’affaire des trafiquants de shit aurait dépassé le milliard d’euro ce qui produit des centaines de « zones de non droit » dans les cités. Des résultats époustouflants. Pour nous, les jeunes, la copie du législateur ne mérite qu’un zéro pointé.
Certains veulent pourtant la renforcer en envoyant plus de policiers pour nettoyer les quartiers (proposition de M. Sarkozy), voire en rétablissant la peine de mort pour le trafic de cannabis (proposition du FN).
A « Legalise It » on n’est pas du tout d’accord avec ces horreurs. On pense qu’il est grand temps d’organiser la résistance à l’oppression. Et pas seulement..! Car pour lutter contre le trafic et protéger la santé publique, on a une meilleure idée que la prohibition : légaliser, contrôler, décourager les abus. En effet si le cannabis peut être dangereux quand on en abuse, on peut le consommer avec modération. Voila pourquoi la jeunesse est pour la légalisation contrôlée.
A la différence de la dépénalisation qui n’apporte rien, la légalisation crée 20 000 à 30 000 emplois dans l’agriculture, le commerce, l’industrie et les services, génère 2 milliards de ressources fiscales et sociales, permet des économies de 800 millions d’euros dans les budgets de la justice et de la police, et, cerise sur le gâteau, porte des coups décisifs aux réseaux qui pourrissent la vie des banlieues. Sans oublier l’information des consommateurs, le financement de la prévention, l’utilisation thérapeutique, etc…
Le cannabis créateur de richesse au secours de l’Etat endetté. Voilà ce qui intéresse les jeunes qui en ont assez que l’on parle pour eux d’un sujet qui les concerne. Notre message est simple : arrêtez le massacre d’une plante millénaire sans profit pour personne sauf pour les dealers. On veut des emplois pas des prisons. Legalise it.